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Atelier d’arts visuels à la médiathèque

Dessiner l’espace du récit

Séance 6 – samedi 2 novembre 2013

mercredi 26 mars 2014, par Antonia Lair, Léa Longeot

Maëlys et Hawa sont absentes aujourd’hui.
Le but de la séance est de représenter graphiquement les trois moments de l’histoire, mises en scène la semaine précédente : « quand les filles jouent à cache-cache », « quand Sylvie dit "Bande de commères" », et « quand les filles voient la maison de Michel. ».
Aïcha, Diaba, Sephora, Setou et Bidia semblent perplexes. Pour rafraîchir les mémoires, Stella reprend les scènes de chacune. Tout cela leur paraît encore un peu lointain.
Stella relit l’histoire. Des sourires se dessinent, elles se souviennent. Stella continue : « Ce sont ces trois moments que l’on va illustrer. Est ce que vous savez ce que c’est qu’un décor ? ». Silence. Stella montre des images de livres d’art et album pour enfants afin d’expliquer ce nouveau terme.

La consigne est la suivante : dessiner un décor, puis sur une autre feuille, dessiner les éléments phares de la scène, et enfin, les découper et les coller sur le décor. Stella explique au tableau le rôle de la ligne d’horizon dans la conception d’une image. Cela permet par exemple le passage de la photographie au dessin.


En s’appuyant sur diverses illustrations, Stella donne quelques règles de représentation pour dessiner : traits fins, épais, hachures… Elle encourage : « Dessinez en grand ».

Après la distribution de feuilles de couleurs, les filles se lancent. Ce n’est pas évident au début. Diaba se plaint « Moi j’ai fait n’importe quoi… ». « Mais non ! », lui répond Sephora.

Diaba interroge « Est-ce que je peux faire des livres dans la bibliothèque que j’ai dessinée, comme le Petit Ours Brun ? »

Sephora observe par la fenêtre le mur tagué afin de le dessiner avec beaucoup d’application et à l’identique. Dessiner les décors de leur histoire, c’est quelque chose de très concret pour les filles, il s’agit de leur quartier. Lors de l’exercice de la semaine précédente, elles ont pu prendre du recul sur leur quartier, prendre conscience de l’espace grâce à la maquette et aux mises en scène.

Elles sont bien parties : fond, premier plan, décors... Elles ne s’arrêtent plus de dessiner. C’est l’histoire qu’elles ont écrite ensemble qui guide leur création. Stella leur distribue des crayons blancs et indique : « Ce n’est pas obligé que vos dessins soient comme la réalité, vous pouvez imaginer autre chose. »

Le temps passe vite, c’est déjà la fin de la séance. Stella leur dit le programme de la semaine prochaine : « On continue le premier plan au stylo noir et comme cela, celles qui n’étaient pas là vont dessiner. On va découper les dessins en laissant 1cm au bord et on va utiliser les pastels de toutes les couleurs. ».

Avant de partir, les filles se regroupent pour exprimer chacune à leur tour leur ressenti de la séance. Sephora commence : « J’ai aimé quand on a fait les dessins et j’ai oublié le reste. Ah non ! J’ai bien aimé regarder les livres. ». Diaba est très enthousiaste : « J’ai tout aimé ! » Aïcha, « Moi, j’ai aimé quand on a dessiné mais pas quand on a regardé les livres, je n’ai pas aimé celui-ci ». Elle pointe le livre de P. Cox. Sétou enchaîne : « Moi je n’ai pas aimé celui-ci », visant du doigt un livre de Hockney. Stella leur répond : « Quand je vous ai montré les images, c’est pour que vous puissiez regarder les différentes techniques de dessin. ».
A travers tous ces commentaires, on peut comprendre l’importance des références dans un travail pédagogique de création et comment elles participent à la construction du jugement.

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