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Mémoire de Master en sociologie

Actions pédagogiques et participatives en architecture. Construction d’une hypothèse sur la socialisation "démocratique" de l’activité de l’architecte

sous la direction de François Dubet, EHESS, 2006

2006, par Elise Macaire

« Les dispositions constitutives de l’habitus cultivé ne se forment, ne fonctionnent et ne valent que dans un champ, dans la relation avec un champ qui comme le dit Bachelard du champ physique, est lui-même un "champ de forces possibles", une situation dynamique où des forces ne se manifestent que dans la relation avec certaines dispositions : c’est ainsi que les même pratiques peuvent recevoir des sens et des valeurs opposés dans des champs différents, dans des états différents ou dans des secteurs opposés du même champ. »
Pierre Bourdieu, La distinction, critique sociale du jugement, éd. de Minuit, 1979, p.103.

Avant propos

En tant qu’architecte, j’ai mené des expériences d’actions pédagogiques en milieu scolaire et je me suis particulièrement intéressée aux actions participatives qui avaient lieu dans mon entourage à l’école d’architecture de Paris La Villette ou ailleurs. Aujourd’hui, dans le cadre du master, cette expérience va être confrontée à un travail de recherche sur ces pratiques professionnelles qui m’ont passionnée. Ce travail vise donc essentiellement à construire une problématique croisant une réflexion sur les architectes et leurs identités professionnelles, et une enquête sur des architectes travaillant dans des associations et ayant une activité militante.

La question d’une pluralité de métiers de l’architecture constitue un sujet développé depuis maintenant une trentaine d’années. Elle est en débat permanent puisque, encore aujourd’hui, la profession est divisée sur cette question. Le métier de maître d’œuvre en exercice libéral reste le modèle dominant. Il vise la maîtrise du processus de production d’un bâtiment dans sa globalité, de sa conception à sa réalisation. Dans les écoles d’architecture, l’ouverture vers d’autres formes de pratiques ne fait que doucement son chemin. L’enseignement des sciences humaines depuis 1968 et, plus récemment, la mise en place d’un mémoire en 4ème et 5ème année, oblige l’étudiant à sortir de la pratique du projet. Cependant, l’idée qu’un architecte puisse consacrer sa vie à autre chose qu’à la construction d’édifices, n’est pas encore complètement acceptée.

Ce travail veut contribuer à ce débat en explorant d’autres pratiques professionnelles et, ainsi, apporter des éléments de réflexion critique sur la formation des architectes. Nous pourrons aussi tenter d’apporter des éléments de connaissance sur l’évolution des métiers et des identités professionnelles du domaine de l’architecture.

Sommaire


Avant propos
Introduction
I. Présentation de la problématique, l’architecte et la démocratie
1. L’architecture, histoire d’une distinction
2. Une position contradictoire entre culture savante et culture populaire
3. La rencontre de l’architecte et de l’"habitant"
II. Hypothèse et méthode de travail
1. L’hypothèse d’une identité de métier en transformation
2. La méthode : l’analyse de trajectoires biographiques
III. L’analyse des trajectoires et de l’activité
1. La formation professionnelle
2. L’activité professionnelle
IV. La professionnalité
1. Comment la pratique construit une position
2. Comment la pratique construit une expérience
3. Comment la pratique construit une professionnalité
Conclusion
Bibliographie
Table des matières

Documents joints

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