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Au collège Rosa Luxemburg

De l’objet individuel à l’espace commun

Atelier de création d’espace public

mardi 3 juillet 2012, par Antoine Yoseph

La dernière séance avec les 6E est importante. Nous avons décidé de travailler en demi-groupe, pour pouvoir impliquer chaque élève dans la production. La séance précédente n’avait pas été, de ce point de vue, satisfaisante. Alessandrat leur avait proposé de commencer l’approche de l’espace par la construction, à l’aide de petits éléments de bristols blancs. Mais les élèves ne voyaient pas le rapport avec les jeux du futur square Roser. Ils avaient eu beaucoup de mal à comprendre la consigne, et à se concentrer.

Il faut vite se mettre au travail et faire en sorte que les élèves comprennent que ce petit jeu de manipulation et de construction des éléments de bristol n’est qu’une manière de leur faire travailler l’espace.

Quatre photos des maquettes en bristol réalisées par les élèves la séance précédente, sont affichées au tableau. Adeline demande aux élèves de se rapprocher, comme elle le fait habituellement, en début ou à la fin d’un cours.



Les élèves choisissent alors une des photos de maquette et imaginent ce qu’on pourrait y faire à l’intérieur, qu’on soit un enfant, un adolescent, un adulte, un tout petit ou un vieux. Ils utilisent les personnages en papier fabriqués par Alessandrat à l’échelle des maquettes en bristol.

La plupart des élèves font maintenant bien le rapport entre ces maquettes et l’aménagement du futur square. Ils promènent le personnage sur la photo qu’ils ont choisi. Au fur et à mesure, Adeline écrit au tableau les actions que les élèves expliquent avec la photo.

Nous leur demandons alors de produire une forme avec un morceau de terre, une forme utilisable par tous les publics qui viendront dans le futur square.


Adeline et Alessandrat prennent un morceau d’argile et montre comment travailler la matière, la réchauffer pour pouvoir la modeler convenablement.
Chaque élève, à sa table, se concentre sur son bloc d’argile.



Tous assis autour de la table, nous regardons ces formes, et nous nous demandons laquelle pourrait rassembler le plus de publics. Jihane a du mal à expliquer son travail mais c’est elle qui a imaginé une forme utilisable par le plus de monde. Une aire de pique nique, un toboggan pour glisser, des endroits pour s’asseoir, sur le même modelage.

Enzo a fait une maquette en forme de labyrinthe, un parcours pour exercer la mémoire des vieux. Ana, un parcours pour que les parents apprennent aux petits à marcher.

Les élèves ont moins de difficultés pour expliquer leurs travaux. Même si Yanis n’a pas pu produire, il a pour une fois écouté. Ils comprennent concrètement que ce qui se joue là, dans ces objets donnés en partage, c’est la création d’un espace commun.

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