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mobilier urbain et recyclage

Ateliers au Jardin des fissures

Auberfabrik

vendredi 22 juillet 2011, par didattica

Dans le cadre de cette saison 2 du Jardin des fissures, l’association Auberfabrik a été invitée à animer une dizaine de séances d’atelier de création de mobiliers urbains à partir de matériaux de récupération.

Deux séances ont tout d’abord été consacrées à la collecte de matériaux dans le quartier du Landy. Lors de la première séance, le 8 juin 2011, les Ambassadeurs du tri de Plaine Commune étaient présents pour sensibiliser les participants au tri des déchets, sous forme ludique. Ils ont aussi distribué quelques guides du tri et objets de sensibilisation et d’éducation. Ensuite, le groupe, composé d’une dizaine d’enfants et d’adolescents, et de deux adultes habitants, est parti faire le tour du quartier, à la recherche d’objets pouvant servir à la fabrication du mobilier.

Montages photos d’Auberfabrik

Les ateliers de fabrication du mobilier ont eu lieu entre le 4 et le 13 juillet 2011. Le premier objectif du 4 juillet a été d’installer un parcours de palettes recyclées sur l’espace libre du Jardin des fissures. Les intervenants d’Auberfabrik ont une idée de ce qu’ils veulent, mais l’espace est réellement conçu lors du déplacement et de la mise en place des palettes. Leur intention est flexible, elle s’adapte aux dimensions et à l’état du matériau récupéré. Une fois le parcours posé dans l’espace, tout le monde se dirige vers les barnums pour une présentation de l’atelier de graphisme et de décoration des palettes. Des bidons en métal revêtus de carton vont aussi être peints et décorées. Juste avant la présentation, quelques palettes sont déplacées en vue d’être peintes. La présentation de la séance est alimentée par des références artistiques. La définition du terme « parcours » selon Auberfabrik est : à la fois un chemin et un espace de repos et de convivialité.
Le groupe se répartit en deux ateliers de peintures. Les plus jeunes sont affectés à celui des bidons sous les barnums et les autres sur des plastiques à même le sol un peu avant le parcours le long du mur de tag à l’ombre. Chacun est libre de choisir les couleurs et les motifs qu’il souhaite pour peindre. Cette première séance a réparti les enfants et les jeunes en deux groupes distincts en fonction de leur âge : les plus jeunes ont peint des bidons, les plus âgés ont peint des palettes en bois, qui avaient été disposées pour former un praticable. Le praticable, entièrement à base de palettes de bois, doit former le parcours. Deux jeunes d’Auber+ (association d’Aubervilliers qui propose à des jeunes de financer leur projet en échange de leur participation à des projets de la ville) ont participé à l’atelier.
La deuxième séance a conduit les plus grands et les adultes à visser les palettes une fois sèches. Ainsi assemblées, le praticable était presque construit. Le nombre de participants a doublé entre la première et la deuxième séance. Les plus jeunes ont continué le travail de peinture des bidons. Les références artistiques ont été à nouveau présentées. Maintenant que les enfants de l’atelier ont commencé à réaliser le mobilier, ils comprennent mieux l’intérêt de se référer à des artistes. Suite à l’usage instinctif des enfants de la « causeuse », Auberfabrik décident de rajouter de la verticalité sur le parcours : mettre des palettes à la verticale, pour leur permettre de se cacher, de jouer entre eux… En parallèle, la médiathèque Paul Eluard a réalisé sa première séance de lecture en plein air, utilisant le mobilier fabriqué par le collège.

Lors de la troisième séance, les participants ont commencé à travailler sur la deuxième réalisation : les éléments de mobilier « impraticables », destinés à agrémenter le Jardin des fissures, et à s’intégrer dans le dessin de l’œuvre de Land’art. Ils ont réalisé un ensemble de chaises « insolites », en assemblant, sciant, vissant chaque objet, puis en les peignant de manière monochrome. A la quatrième séance, chaque objet a été fixé sur un socle en palette, peint lui aussi de manière monochrome, et les éléments ont été disposé dans le jardin. Un tipi a aussi été construit au moyen de fers à bétons et de lattes en bois.
A la cinquième séance, deux jeunes ont aidé à consolider le praticable, et ont appris des bases de bricolage : fixation de tasseaux, équerrage, etc. Les plus jeunes ont réalisé l’habillage du tipi, avec des lattes de bois qu’ils ont peintes, et des bouchons de bouteilles pour décorer l’ensemble. La fin de la séance a été consacrée à une partie plus théorique : les participants ont décrit les œuvres, analysé les assemblages, reconnu les différents éléments et matériaux utilisés. Ils ont proposé des noms pour chaque installation.

Pour la sixième séance, un groupe a réalisé un atelier de fabrication de rideaux colorés, créant un passage tactile et sonore à travers le tipi. Les participants ont ainsi découpé et assemblé sur des fils, des films de couleur. Malheureusement, le tipi n’offre pas les conditions de sécurité suffisantes, et ne pourra rester sur le jardin de façon pérenne. La séance a de nouveau été clôturée par une lecture d’images, permettant aux participants d’analyser leur travail.
Lors de la septième séance, des instruments de percussions ont été fabriqués par les enfants, puis les bidons peints lors des premières séances ont été assemblés entre eux et disposés dans le jardin, de manière à former un serpent musical modulable.

La huitième séance était la dernière. Les enfants ont chacun reçu un carnet, sur lequel il leur a été proposé de réaliser des croquis des œuvres fabriquées. Chaque enfant a ainsi pu garder un souvenir de cette action. Puis un goûter a permis de clôturer l’action. Durant toute la durée de vie du Jardin des fissures, le mobilier est resté dans le jardin, à l’exception du serpent musical, créant trop de nuisances pour le voisinage. Le nombre de participants a oscillé entre 10 et 25 pour chaque séance, avec un noyau dur d’une dizaine de jeunes et d’enfants. Malheureusement, le public adulte n’a été touché qu’indirectement. Quelques parents sont ainsi venus aux ateliers avec leurs enfants, mais cela est resté à la marge. Un monsieur d’Albertivi (chaîne de télévision locale) est venu interviewer les enfants lors de l’atelier.

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